La Vigie

Étonnants classiques

Nom auteur: 

JONQUET (Thierry)

Titre 2: 

La Vigie

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081300149
Prix: 
3,80 €
Nombre de pages: 
128 pages
Description: 

Stupeur dans la bourgade de Feucherolles-les-Essarts ! Trois jours après la commémoration de l’Armistice, le 14 novembre 1995, vingt habitants d’une ZUP trouvent la mort en moins de cinq minutes. « Vingt morts atroces, simultanées, qui peut-être en appelaient d’autres. »

Un an après le drame, le postier Marcel mène l’enquête. Il découvre de troublantes coïncidences entre la vie des victimes et celle de Laheurtière, dernier poilu de la ville décédé peu avant elles. Que cachent ces faits étranges que les autorités se sont appliquées à étouffer ?

Dans un récit haletant, Thierry Jonquet mêle habilement Histoire (les événements traumatiques de la Grande Guerre) et critique de la société contemporaine.

Extrait Eden: 
Pdf de toute l'etude: 

La guerre en images

 

■  Le soldat au front, un « héros » sacrifié, cahier photos de l’édition, p. 2-3.

 

1. En quoi la photographie du poilu mangeant dans les tranchées (p. 2) illustre-t-elle le sort réservé aux soldats sur le front ?

Cette photo montre un poilu en train de manger, assis sommairement au fond d’un boyau de tranchée, la musette posée sur les genoux. Ce n’est plus un militaire, mais un homme peu soigné, engoncé dans ce qui peut le protéger de la boue et du froid.

2. Observez attentivement les photos 3, 4 et 5 de la section du cahier intitulée « Le soldat au front ». Proposez pour chacune un titre ou une légende en sélectionnant une expression ou une phrase dans le groupement de textes qui précède. Justifiez votre choix.

Pour la photographie des hommes prêts à affronter le feu : « C’est l’heure H » (Cendrars) ; « Cette meute de feu nous cerne » ; « Tirez ! tirez ! hurle Ricordeau qu’on ne voit pas » (Dorgelès). Pour l’autochrome de Paul Castelnau : « Pour la plupart, ils sont courageux, peut-être aussi songent-ils avec effroi que les voilà encore bien partagés et que d’autres sont restés dans le trou et qu’on les enterrera demain… » ; « des régiments reposés viennent nous remplacer sur les positions » (Maréchal). Pour le cliché d’une tranchée allemande aux Éparges : « C’est le spectacle hideux, indigne d’être raconté, de sept ou huit bonshommes au milieu desquels est venu éclater avec un gros bruit bête l’obus contenant des kilos de mélinite » (Maréchal) ; « On a beau être endurci, coutumier de l’horreur, indifférent à la tripaille chaude qui se dévide des corps éclatés, c’est pas plaisant, comme découverte… » (Tardi) ; « On voit des grappes de cadavres, ignobles comme les paquets de chiffonniers ; des trous d’obus, remplis jusqu’au bord comme des poubelles ; des terrines pleines de choses sans nom, du jus, de la viande, des vêtements et de la fiente » (Cendrars).

 

■  Couverture de C’était la guerre des tranchées, 1914-1918, de Tardi, cahier photos de l’édition, p. 8

 

Analysez la couverture de l’album de Tardi C’était la guerre des tranchées, 1914-1918, reproduite p. 8 du cahier photos (cadrage et composition, personnages et décor, sens et visée). Quel sentiment crée-t-elle chez le lecteur ?

Concernant le choix des couleurs, on pourra faire remarquer aux élèves le contraste entre le noir et blanc d’une part, et le rouge de la titraille d’autre part, qui renforce le tragique. On leur fera repérer le cadrage moyen, qui place le lecteur au même niveau que les poilus, c’est-à-dire dans le trou d’obus. La composition en cercle met en valeur les poilus au milieu de la couverture, et les lignes obliques guident le regard vers ce qui entoure les soldats. Le décor ancre l’œuvre dans la réalité historique de la Grande Guerre (équipement et uniforme du poilu, barbelés et masque à gaz…), mais évoque surtout la destruction (ferrailles tordues, troncs arrachés, armes cassées, constructions démolies, membres sectionnés…). Les personnages intriguent : leurs postures et leurs mains trahissent encore la vie, mais s’opposent à leurs visages qui ne sont plus que squelettes. Leur regard semble interroger le lecteur, qui ne peut qu’éprouver de la compassion pour les poilus et de l’effroi devant les destructions de la guerre.

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