La Classe de neige

Étonnants classiques

Nom auteur: 

CARRÈRE (Emmanuel)

Titre 2: 

La Classe de neige

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081347823
Prix: 
5,50 €
Nombre de pages: 
192 pages
Parution: 
29/04/2015
Description: 

C’est sûr, Nicolas l’appréhendait, cette classe de neige… Quand une fois arrivé à la montagne il s’aperçoit qu’il n’a pas sa valise, il n’est pas loin de penser que ses pires cauchemars vont se réaliser. Pourtant, ce que ce séjour avec ses camarades lui réserve, ce garçon à l’imagination débordante n’aurait jamais pu l’envisager. À croire que tous les sortilèges de la littérature se sont donné rendez-vous dans le chalet.

Écrite à « hauteur d’enfant » pour mieux dévoiler l’horreur des adultes, cette œuvre à la construction millimétrée et au suspens haletant n’en finit pas d’interroger le lecteur : l’ultime question du roman – « Que sera la vie de Nicolas ? » – le poursuit bien après qu’il a refermé le livre ?

Ce récit d’enfance a reçu le prix Femina à sa parution en 1995 et a été porté à l’écran par Claude Miller en 1998.

Cette édition est préconisée pour l’étude du roman dans les classes de Troisième (« Récits d’enfance et d’adolescence ») et de Première (« Le personnage de roman, du xviie à nos jours »).

Le dossier de l’édition propose plusieurs groupements de textes sur l’enfance et le rêve, ainsi qu’une interview d’Emmanuel Carrère.

Un cahier photos couleur de 8 pages servira de support à l’enseignement de l’histoire des arts.

Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image : représenter l’enfance au xxe siècle


■ Pablo Picasso, Paul en Arlequin, 1924 ; Paul Klee, Ein Kinderspiel [Un jeu d’enfant], 1939 ; Robert Doisneau, L’Enfant papillon, Saint-Denis, 1945 (p. 1-2 du cahier photos).


 

 

Les élèves procèdent sous la forme de tableau comparatif à double entrée.

 

 

Picasso

Klee

Doisneau

Présentation

– Pablo Picasso, Paul en Arlequin, 1924 (Paris, musée Picasso)

– Huile et crayon sur toile

– Paul Klee, Ein Kinderspiel [Un jeu d’enfant], 1939 (Berlin, Nationalgalerie)

– Pastel et gouache sur carton

– Robert Doisneau, L’Enfant papillon, Saint-Denis, 1945

– Tirage argentique

Description

Dans ce portrait en pied de facture figurative classique, l’enfant est représenté en dehors de tout décor. Alors qu’une partie du dessin est achevée, l’autre reste à l’état d’ébauche. Le visage de Paul est sérieux : il est en contradiction avec son costume, tout droit sorti de la commedia dell’arte

À mi-chemin entre art figuratif et art abstrait, ce dessin représente une silhouette d’enfant, mais stylisée. Ici, il n’y a pas de distinction de plans ni de perspective. Les couleurs sont contrastées, et les traits épais donnent l’idée du mouvement.

Plusieurs éléments symboliques constituent le visage. Le dessin ressemble à celui d’un enfant ; le jeu dont il est question dans le titre n’est pas identifiable. L’ensemble est morcelé, pointillé

La photo oppose nettement deux plans : le décor – des maisons du faubourg de Saint-Denis, lugubres, sans fenêtres, serrées au milieu du vide – et l’enfant, en mouvement, le visage joyeux, qui regarde vers le spectateur. Il semble se rendre quelque part, être sur le point de quitter les lieux

Interprétation

Cette œuvre est une semi-ébauche : l’enfance y semble d’autant plus un état transitoire. Paul est déguisé, comme pour jouer un rôle, mais son humeur semble autre : peut-être n’est-il pas compris. Il est assis sur une chaise dont les pieds ne sont qu’esquissés, tout comme ses propres pieds ; on peut penser que son équilibre est encore instable

Le caractère un peu abstrait de la représentation peut être une façon d’imiter le point de vue d’un enfant, qui est constitué des différentes parties de ses jeux. L’expression « un jeu d’enfant » reçoit plusieurs sens : imitant le trait de l’enfance, reproduisant les jeux de l’enfance, cette peinture est peut-être elle-même « un jeu d’enfant » (qui est conçue/se comprend facilement)

Le contraste entre l’attitude de l’enfant et le décor triste célèbre l’innocence de l’enfance, sa joie de vivre. Doisneau joue sur l’image de l’enfant comme bénédiction, ce qui, en 1945, résonne comme un message d’espoir

Efficacité de la représentation

Cette image est émouvante : elle traduit la fragilité de l’enfance

L’enfance semble énigmatique et morcelée. Klee cherche à lui donner la parole

L’enfance est ici synonyme d’avenir, d’espoir renouvelé

Galerie Photos
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Mise en Scéne 1
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Mise en Scène 2
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