Gargantua

Étonnants classiques

Nom auteur: 

RABELAIS (François)

Titre 2: 

Gargantua

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081357754
Prix: 
3,00 €
Nombre de pages: 
128 pages
Parution: 
18/03/2015
Description: 

Le géant Gargantua naît par l'oreille gauche de sa mère après onze mois de gestation... On le voit, dans Gargantua, il ne faut rien prendre au sérieux, ni les aventures du géant débonnaire, ni les rencontres qu'il fait, occasion d'une réjouissante galerie de portraits : Grandgousier et Gargamelle, ses parents, grands amateurs de tripes ; Thubal Holoferne, son premier précepteur, qui lui apprend à réciter l'alphabet à l'envers ; maître Janotus de Bragmardo, doyen de la très sérieuse Faculté, délirant en latin, ou encore Frère Jean, plus prompt à se battre qu'à suivre la messe. Cette édition rassemble les grands épisodes qui composent la vie de Gargantua, malicieux géant humaniste. Le dossier permet d'étudier les différents personnages de l'œuvre et les caractéristiques de la langue rabelaisienne.

Lecture de l’image : l’ouverture culturelle

■ Holbein le Jeune, Les Ambassadeurs, 1533 (cahier photos, p. 2).

Après avoir cherché la définition d’« anamorphose », vous identifierez la figure représentée en bas du tableau. D’après vous, pourquoi l’avoir placée dans le portrait d’ambassadeurs riches et puissants ?

Une anamorphose est la déformation d’une image qui oblige à changer de point de vue pour en découvrir la teneur. Dans cette œuvre, la figure anamorphosée est un crâne humain ricanant. Mise au premier plan, éclairée par une lumière spéciale (on notera que l’ombre portée du crâne ne va pas dans le même sens que celle des autres éléments du tableau), cette apparition sinistre souligne le caractère éphémère du luxe et du pouvoir des ambassadeurs.

On fera remarquer aux élèves plusieurs détails qui montrent que les hommes ne peuvent vaincre la mort. Les instruments du savoir qu’utilisent les ambassadeurs sont étalés en désordre sur l’étagère ; le globe terrestre est renversé, une corde du luth est cassé, une flûte manque dans l’étui, le traité d’arithmétique est ouvert à la page de la division… En changeant de regard, le spectateur est amené à comprendre la vanité de la vie matérielle. Le peintre l’invite à opérer un parcours spirituel vers Dieu, représenté par un crucifix accroché derrière la tenture verte, en haut à gauche du tableau.

Lecture de l’image : l’horreur de la guerre

■ Brueghel l’Ancien, Le Triomphe de la mort, 1562 (cahier photos, p. 5).

Quel sentiment le peintre cherche-t-il à susciter chez le spectateur de ce tableau ? Justifiez votre réponse.

Le peintre cherche à susciter un sentiment d’horreur et de désespoir. En effet, le tableau représente la mort dans sa réalité matérielle, par l’accumulation de cadavres, victimes de crimes, d’exécutions, de maladies, de suicides, de famine. Mais la cause principale de ces décès est la guerre. On le constate à l’abondance des légions armées, des ouvrages défensifs, des explosions et des terres dévastées. La guerre apparaît comme une entreprise de destruction massive, qui voue au néant tout ce qu’elle touche.

Dans toute la toile, le chaos et la désolation dominent et font voir un monde sens dessus dessous, terrifiant, apocalyptique. Comme dans le tableau des Ambassadeurs de Holbein, les actions des hommes sont jugées dérisoires : seule la mort est certaine et elle est hideuse.

Lecture de l’image : Rabelais illustré

■ Illustration de Gargantua par Albert Robida dans une édition de 1885 (cahier photos, p. 8).

Quelle impression le dessinateur veut-il créer chez le spectateur avec cette représentation de Gargantua ? Justifiez votre réponse.

Albert Robida veut faire ressentir au spectateur la dimension épique et chevaleresque de Gargantua lors de la guerre picrocholine. La puissance du personnage est exprimée par la disproportion entre le géant et ses ennemis, le tranchant de la lance, le dynamisme du cheval et le mouvement de fuite des soldats. Son costume luxueux peut être rapproché des habits des condottieri, ces chefs de guerre mercenaires qui faisaient fortune en Italie pendant la Renaissance. L’absence de visage et l’immensité de Gargantua lui confèrent une dimension fantastique et presque inquiétante.

On pourra comparer cette image à l’illustration d’Albert Dubout, qui, au contraire, fait ressortir l’aspect grotesque du roman.

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