Comment on meurt

Étonnants classiques

Nom auteur: 

ZOLA (Émile)

Titre 2: 

Comment on meurt

EAN: 
9782081395848
Prix: 
2,70 €
Nombre de pages: 
128 pages
Parution: 
25/10/2017
Description: 

Les cinq protagonistes de « Comment on meurt » ont un point commun : ils vont mourir d’une minute à l’autre.

La bourgeoise Mme Guérard n’a pas encore rendu l’âme que ses fils se disputent l’héritage, pendant que le petit Morisseau, enfant d’un couple d’ouvriers miséreux, agonise faute d’être soigné. Le noble comte de Verteuil meurt seul et Adèle Rousseau, pingre commerçante, disparaît en calculant ses économies. Sous la plume acérée de Zola, il n’y a guère que le paysan Lacour qui semble s’éteindre paisiblement.

Cette nouvelle méconnue du maître du naturalisme souligne, non sans ironie, que contrairement à l’adage nous ne sommes pas tous égaux devant la mort...

L’édition propose un travail sur le genre de la nouvelle au XIXe siècle. Un cahier photos permet d’aborder l’esthétique réaliste en lien avec l’histoire des arts.

Pdf de toute l'etude: 
Bibliographie: 

 

  • Nouvelles de Zola
    • « Comment on se marie »
    • « Portraits de prêtres »
    • « Les quatre journées de Jean Gourdon »
    • « La mort d’Olivier Bécaille »

  • Romans de Zola
    • Son Excellence Eugène Rougon
    • Pot-Bouille
    • Au Bonheur des dames
    • L’Assommoir
    • La Terre
    • DOSSIER

  • Textes critiques
    • Émile Zola, Contes et Nouvelles, éd. Roger Ripoll, Gallimard, coll.
    • « Bibliothèque de la Pléiade », 1976.
    • Colette Becker, Gina Gourdin-Servenière et Véronique Lavielle, Dictionnaire d’Émile Zola, Robert Laffont, 1993.
    • Gilles Deleuze, Logique du sens, Les Éditions de Minuit, 1969.

 

Lecture de l’image 1

■ Gustave Courbet, Un enterrement à Ornans, 1849-1850, p. 3 de couverture.

La fin de « Comment on meurt » peut être rapprochée du tableau de Courbet, Un enterrement à Ornans 1.

Le peintre achève cette œuvre en 1850, qui résonne comme un manifeste du réalisme en peinture. Tout comme Zola, Courbet doit essuyer des critiques qui l’accusent de peindre le laid et le trivial.

Il a décidé de peindre sa ville natale du Doubs. La région se reconnaît en arrière-plan à ses falaises calcaires. La scène se situe dans le nouveau cimetière qui a dû être ouvert hors du village. Seule la tombe ouverte au premier plan indique que nous sommes dans un cimetière. C’est le moment où le convoi vient d’arriver.

Les élèves peuvent repérer trois groupes de personnages :

– les prêtres à gauche ;

– les hommes au milieu ;

– les femmes à droite.

Cela rappelle la séparation entre hommes et femmes à l’église. D’ailleurs, le regard allant de gauche à droite, on commence par les prêtres dont les couleurs blanches et rouges se détachent du reste. De même, le crucifix qui dépasse attire l’œil. Il trace un axe vertical avec le manche, mais aussi un axe diagonal avec les bras de la croix. Cela suggère sans doute l’élévation vers le ciel qui attend le défunt.

Cependant, à ces figures religieuses s’oppose le personnage debout à droite du caveau qui est habillé comme un révolutionnaire. Il se tient face au curé et son bras tendu semble indiquer qu’il officie en même temps que lui. Ainsi, l’Église et la République sont mises sur le même plan.

Par son côté campagnard et son réalisme, ce tableau rappelle donc la partie V de « Comment on meurt ». On trouve, comme chez Zola, une sorte de grandissement du défunt et de la cérémonie pour laisser apparaître une possible vie après la mort. Ici, ce sont les dimensions du tableau, près de 3m sur 6m, qui expriment cette idée, car l’usage voulait que les grands formats soient utilisés pour les sujets historiques. Cependant, la nature, en particulier la végétation, est absente de l’œuvre de Courbet, tandis que l’aspect religieux occupe une grande place. Autant de différences qui séparent Courbet de Zola dans ces exemples précis.

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