Autobiographie et autres écritures du soi (L')

Étonnants classiques

Nom auteur: 

COLLECTIF

Titre 2: 

Autobiographie et autres écritures du soi (L')

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081385832
Prix: 
3,30 €
Nombre de pages: 
128 pages
Parution: 
31/08/2016
Description: 

«Je suis moi-même la matière de mon livre», écrit Montaigne en introduction à ses Essais. D'hier à aujourd'hui nombreux sont les écrivains qui ont publié des autobiographies ou des récits intimes dont ils sont les premiers héros. Pourquoi écrit-on sur soi ? C'est la question que pose ce recueil de textes et à laquelle chacun apporte une réponse différente.

Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image : autoportraits

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 113-115.

 


  •  Albrecht Dürer, Autoportrait, étude de main et d’oreiller (1493), p. 1 du cahier photos.


  •  Albrecht Dürer, Autoportrait à vingt-huit ans, portant un manteau avec col de fourrure (1500), p. 1 du cahier photos.


1. On voit qu’il s’agit d’une esquisse préparatoire car c’est un dessin fait au crayon, sans organisation véritable au sein de la feuille, et les proportions entre les objets dessinés ne sont pas respectées.

2. Ce dessin paraît en partie fidèle à la réalité : on reconnaît le peintre tel qu’il apparaît dans ses autoportraits. Cependant, les ombres du visage ou la proportion des mains font que le dessin ne semble pas « abouti » ; le spectateur voit qu’il s’agit d’une étape de travail.

3. Dans le tableau de 1500, on retrouve le travail sur la main, les mêmes traits du visage, les cheveux longs du peintre.

4. Le peintre s’est représenté de face, ce qui est assez rare dans les autoportraits. Son expression est la même que sur le dessin, le visage fermé, sans sourire.

 

 

 

 

 

 

 

  •    Egon Schiele, Autoportrait (1912), p. 4 du cahier photos.


1. Lorsqu’il peint cette oeuvre, l’artiste a 22 ans.

2. Le visage de l’artiste est plus foncé que le blanc de son vêtement et du fond. De même, ses cheveux et sa moustache, bruns, ressortent de la toile. Enfin, son regard est particulièrement mis en valeur par la noirceur des pupilles contrastant avec le blanc du fond de l’œil.

3. La main de l’artiste est dans une position qui ne paraît pas naturelle, et qui fait ressortir l’aspect torturé de Schiele. De même, son regard traduit son trouble.

4. Ce tableau est déroutant car le spectateur a l’impression d’être observé par le peintre, ce qui est assez inhabituel. Il nous regarde comme par « en dessous », créant un sentiment de malaise.

5. On demande aux élèves d’interpréter le tableau : ils sont libres de répondre, sans doute vont-ils mettre en avant l’aspect étrange, voire « fou » du peintre qui ressort de cette œuvre.


  •  Frida Kahlo, La Colonne brisée (1944), p. 4 du cahier photos.


1. L’artiste apparaît au premier plan, au deuxième plan se trouve une sorte de désert ou de campagne monotone, le troisième plan est occupé par le ciel bleu. L’artiste se représente fendue en son milieu, laissant apparaître ce qui pourrait s’apparenter à une colonne vertébrale, figurée par une colonne ionique fissurée. Son buste ne semble tenir que grâce au corset blanc qui l’enserre et l’empêche de « s’ouvrir ». L’engoncement du corps se perçoit aussi grâce aux clous parsemés sur celui-ci, qui évoquent également la douleur intense que semble ressentir l’artiste. Paradoxalement, ce corset met également en valeur sa poitrine, donc sa féminité, et le drap blanc joue un rôle de voile pudique jeté sur le reste de son corps. Ses yeux, que le sourcil intense bien connu de l’artiste met en valeur, expriment de la souffrance ; ils pleurent.

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