Médecin malgré lui (Le)

Étonnants classiques

Nom auteur: 

MOLIÈRE

Titre 2: 

Médecin malgré lui (Le)

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081386747
Prix: 
2,80 €
Nombre de pages: 
160 pages
Description: 

Sganarelle, ivrogne notoire et mari violent, mérite sans doute une bonne punition...Sa femme Martine se venge et voilà le bûcheron contraint de se dire médecin, puis de guérir Lucinde qui a subitement perdu la parole.

Mais les coups de bâton-pire, la potence ! - le guettent, et pour y échapper, il lui faut ruser. Et Sganarelle de feindre l'assurance, les gestes et le langage des médecins du XVIIe siècle... sans jamais lever le masque !    

 

 

Proposition de lecture cursive en lien avec ce texte : Le Comédien malgré lui de Michel Quint

Fichier attachéTaille
Fiche élèves n° 01383.2 Ko
Fiche élèves n° 02321.92 Ko
Fiche élèves n° 03306.75 Ko
Fiche élèves n° 04273.5 Ko
Fiche élèves n° 05328.66 Ko
Fiche élèves n° 06502.42 Ko
Pdf page en cours: 

Lecture de l’image no 1 : les représentations de la ruse

Corrigé des questions de la partie « La représentation du rusé à travers les âges », p. 126-135.

 

  • Ulysse et ses compagnons aveuglant Polyphème, coupe à figures noires, v. 550 av. J.-C., p. 6 du cahier photos. 

 

 

1. L’objet reproduit est une coupe à figures noires et probablement en terre cuite. Elle s’intitule Ulysse et ses compagnons aveuglant Polyphème. L’œuvre se trouve actuellement à Paris, à la Bibliothèque nationale, dans le cabinet des médailles. On la date d’environ 550 ans avant notre ère.

2. L’artiste a représenté le gigantesque Polyphème assis, ce qui pourrait lui ôter de son aspect effrayant. Il a cependant pris soin de lui laisser entre les mains deux jambes humaines, restes macabres de son dernier repas constitué de compagnons d’Ulysse.

3. Outre sa taille, le personnage du Cyclope ne peut, en lui-même, rappeler son origine divine. Pour évoquer celle-ci, l’artiste a peint un gigantesque poisson qui évoque son père, Poséidon. Face à l’animal, on voit l’œil de Polyphème. Tout en montrant le pieu s’enfoncer, on indique donc quelle conséquence s’ensuivra : la vengeance du dieu de la mer qui, à la demande de son fils aveuglé, poursuit le héros grec.

4. Les serpents ne volent pas. Celui-ci remplit donc forcément un rôle symbolique sur cette coupe. On associe le serpent à la ruse. Or, il pointe sa gueule vers l’œil du monstre, tel un prolongement du pieu ; il va dans le même sens que les Grecs : on peut raisonnablement penser qu’il est une matérialisation de la ruse qui permet à Ulysse de l’emporter. On soulignera que les cyclopes opposent à la ruse la violence.

5. Cette coupe ronde est constituée de deux parties. Sur la partie supérieure, plus grande, on observe les Grecs : quatre hommes nus, debout et de profil, qui portent un pieu. Ils le plantent dans l’œil d’un cinquième personnage, situé sur leur droite. Il s’agit assurément de Polyphème. Ce dernier est, contrairement à eux, tourné vers la gauche. Il fait la même taille alors qu’il est assis sur un rocher. Dans ses mains, on remarque deux jambes humaines. L’homme le plus proche de lui tient le pieu comme les autres sur son épaule mais tend également au monstre une coupe. On reconnaît en cela Ulysse qui offre du vin à son adversaire pour l’endormir. Au-dessus de tous ces personnages, un long serpent, suspendu, sillonnant dans les airs, semble s’attaquer à l’œil du Cyclope. Dans la partie inférieure, on découvre la suite de l’histoire. Un énorme poisson, qui fait toute la largeur de la coupe et qui avance dans le sens opposé à celui des Grecs, trouve un œil. C’est le symbole de Poséidon qui cherche par la suite à entraver le voyage d’Ulysse et ses compagnons pour venger son fils aveuglé.

 

  • Renart vole les anguilles du marchand, Roman de Renart, v. xive siècle, p. 6 du cahier photos. 

 

 

1. Ce document s’intitule « Renart vole les anguilles du marchand ». Il s’agit d’une illustration issue du Roman de Renart. Elle date du début du XIVe siècle et on peut la voir à la BNF (Bibliothèque nationale de France), dans le département des manuscrits.

2. On reconnaît la charrette, le cheval, un des marchands et Renart. Il est en revanche difficile de distinguer les poissons.

3. Le cheval tire la charrette vers la gauche alors que le goupil saute pour se diriger manifestement vers la droite. De fait, il cherche désormais à leur échapper, ayant dérobé une partie de leur pêche.

4. Le marchand est représenté avec les bras en l’air. L’on indique ainsi sa surprise, voire sa frayeur : le goupil qu’il pensait mort est non seulement vivant mais en plus occupé à lui voler des poissons.

5. Cette miniature s’inscrit au moment où Renart s’est décidé à quitter la charrette. Le dessin saisit le personnage dans son mouvement, il a déjà sauté mais n’a pas encore atterri. Le moment semble suspendu. De la même manière, le seul marchand représenté est saisi alors qu’il prend conscience qu’il a été joué. Toutefois, on remarque le cheval bloqué alors que la voie est libre devant le héros : l’illustration ne laisse aucun doute sur le fait que Renart va s’en sortir ! La ruse a bel et bien fonctionné.

 

  • Gustave Doré, « Le Renard et le Bouc », gravure tirée d’une illustration des Fables de La Fontaine, 1868, p. 7 du cahier photos. 

 

 

1. Il s’agit d’un fumé – épreuve d’essai obtenue à partir d’une gravure sur bois de Gustave Doré. Elle date du XIXe siècle lorsque l’artiste a illustré l’ensemble des Fables de La Fontaine. Cette vignette en particulier correspond au texte « Le Renard et le Bouc ».

2. On retrouve les deux animaux ainsi que le puits et son mur. Y sont adjointes une végétation et une corde absentes du texte.

3. Dans un puits, qui ne semble pas profond mais dont on ne voit pas le fond, un bouc prend appui sur ses pattes arrière. Ses pattes avant reposent sur le mur tandis que son front y est aussi appuyé. D’entre ses cornes, on voit un renard qui, sans peine, s’extirpe du puits. Le poids de son corps est sur le bouc, mais ses pattes avant sont déjà à l’extérieur et, sur le point de partir, il regarde une dernière fois son comparse qu’il a dupé. Le bouc est face au mur, il semble coincé et dans la peine. Le renard a la tête hors du puits, il n’exprime aucune douleur et c’est très librement qu’il se tourne vers le bouc qu’il regarde de haut. L’illustration synthétise ainsi toute la fable, depuis la présentation des personnages jusqu’à la morale.

4. Pour le bouc, il est difficile de ne pas songer à ce vers : « Celui-ci ne voyait pas plus loin que son nez », pris de manière littérale sans qu’en soit négligé le sens figuré. De fait, l’animal est présenté comme stupide. Quant au renard, l’illustration évoque non plus le début du texte, mais la toute fin, à savoir la morale. La tête vers son camarade, il va lui faire la leçon – lui qui a si bien su masquer son dessein perfide.

 

  •   Illustration de Marcel Jeanjean, issue de La Belle Histoire de Leuk-le-lièvre, Cours élémentaire des écoles d’Afrique noire, Léopold Sédar Senghor et Abdoulaye Sadji, 1953, p. 7 du cahier photos. 

 

1. Ce document est issu d’un manuel scolaire réservé au cours élémentaire, à savoir les élèves de 6 à 8 ans. Les enfants apprennent à lire, l’illustration les aide à comprendre le texte.

2. Les animaux représentés sont vêtus tels des humains. C’est une personnification qui n’est pas sans rappeler les fables. On retrouve le lion, Gaïndé, l’éléphant, Mama-Gnèye, la hyène, Bouki, le singe et le lièvre, Leuk. En revanche, la biche et le chacal ne sont pas visibles.

3. C’est la deuxième partie de la phrase suivante qui est illustrée : « Et Leuk-le-lièvre, lâchant la branche à laquelle il s’est accroché, tombe au milieu des animaux étonnés. » Nous sommes à la fin du texte.

4. Il aurait semblé plus judicieux de montrer le lièvre sur la branche, du moins en train de chuter avec une vue de la branche. Cela aurait mis en avant sa ruse. Ici, avec sa position centrale, c’est surtout sa victoire qui est soulignée.

Lecture de l’image no 2 : la satire des médecins.

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 152-153.

 

  • Honoré Daumier, Les Deux Médecins et la Mort, 1860, p. 5 du cahier photos.

 

1. Cette image est postérieure à l’œuvre de Molière.

2. Les deux personnages au premier plan sont des médecins. On les reconnaît à leurs vêtements noirs et leur chapeau.

3. Ils sont en train de se disputer au sujet d’un livre (sûrement de médecine).

4. À l’arrière-plan, le squelette représente la mort. Elle se met en marche avec un grand sourire, se souciant nullement des médecins présents.

5. Dans cette caricature, Daumier dénonce les médecins qui passent leur temps à se disputer, au lieu de se préoccuper de guérir leurs patients. On leur reproche d’être prétentieux, jaloux les uns des autres et peu efficaces. C’est évidemment de la même manière que Molière dénonce l’inefficacité des médecins de son temps : par le rire !

Galerie Photos
Galerie vidéo
Titre general video: 
Les vidéos du médecin malgré lui


Mise en Scéne 1
Galerie vidéo mise en scène 1
Mise en Scène 2
Galerie vidéo mise en scène 2