Petite fille et les allumettes et autres contes (La)

Étonnants classiques

Nom auteur: 

ANDERSEN

Titre 2: 

Petite fille et les allumettes et autres contes (La)

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081331570
Prix: 
2,80 €
Nombre de pages: 
128 pages
Description: 

Petite sirène, soldat de plomb, faux col, empereur, canard, bergère... Les héros de ces contes sont bien différents, mais presque tous doivent affronter de terribles épreuves avant de connaître un sort meilleur. Si Andersen récompense les qualités de coeur, il ne manque pas d'épingler avec humour le mensonge, le ridicule ou la vanité. Ni fées ni carrosses dans ces récits - le merveilleux s'installe dans le quotidien et le transforme pour notre plus grand plaisir. Le dossier propose des exercices pour étudier les ressorts des contes et l'univers merveilleux d'Andersen.

Lecture de l’image 1 : un conte en images : les illustrations de Vilhelm Pedersen

 

■ Illustrations des Contes d’Andersen par Vilhelm Pedersen, 1849, cahier photos de l’édition, p. 3.

 

1. Quel est le conte représenté par les deux dessins sur cette page ? À quels moments du conte font-ils référence ?

Les dessins illustrent « Le Vilain Petit Canard ». La première image illustre le début du conte, lorsque le prétendu canard est raillé par tous les autres animaux de la basse-cour, tandis que la deuxième image renvoie à sa métamorphose finale en cygne.

2. Décrivez précisément la première image. En quoi illustre-t-elle le récit d’Andersen ?

La première image représente la basse-cour. En bas à gauche, le vilain petit canard de couleur sombre est à la traîne, derrière la cane et ses quatre petits. Il avance tête baissée. Sa grande taille, et en particulier son long coup, contrastent avec l’aspect des canetons. Il ne ressemble à aucune autre espèce représentée (canard, dindon, paon, coq). Il paraît isolé dans son genre. La cane semble parler et s’adresser aux autres canards : son bec est ouvert et elle est tournée vers eux. La cane s’interroge, avec les autres canards, sur la nature de son petit qu’elle défend contre les autres animaux de la basse-cour qui le fixent des yeux.

3. Sur la deuxième image, qu’est-ce qui est mis en valeur par le dessin ? Quelle impression se dégage de cette scène ?

La deuxième image représente un groupe de trois cygnes et de trois enfants. Les cygnes semblent évoluer avec grâce et légèreté. Ils renvoient à la scène finale du conte, lorsque le vilain petit canard est admiré par les enfants. Sur l’illustration, ces derniers lancent du pain aux oiseaux. Une impression de sérénité se dégage de cette image : le personnage principal trouve enfin la paix parmi ses congénères, en harmonie avec la nature qui l’entoure (le lac qui reflète l’image des cygnes, les roseaux, les arbres).

Lecture de l’image 2 : les Contes d’Andersen, une source inépuisable d’inspiration pour tous les arts

 

■ Clichés de La Petite Marchande d’allumettes, de Jean Renoir (1928) et de La Petite Fille aux allumettes d’Helmut Lachenmann, opéra mis en scène par Peter Mussbach (2001), cahier photos de l’édition, p. 7-8.

 

1. Par quels dispositifs la mise en scène de Peter Mussbach insiste-t-elle sur l’isolement du personnage ?

La mise en scène de cet opéra contemporain utilise un écran où sont projetés les rêves de la jeune fille. Les contours flous et l’aspect évanescent de ces images soulignent leur caractère onirique et illusoire. Le personnage est seul sur scène, avec ses visions pour toute compagnie. Dans un décor glacial et épuré, évoquant l’isolement et la mort, le crépuscule mauve accentue la pâleur du personnage, démuni et assis à même le sol.

2. Comparez cette représentation avec l’adaptation filmique de Jean Renoir (p.7). Comment le cliché du film de Renoir souligne-t-il le destin malheureux de la petite fille ?

Le songe de la jeune femme du film de Renoir a pour décor un magasin de jouets : les soldats de bois et les danseuses inertes en arrière-plan soulignent bien qu’il ne s’agit que d’un rêve. Seul le lieutenant dont elle s’est éprise paraît vivant. La dimension tragique naît de la force de l’illusion de la jeune femme, dont la robe noire déchirée rappelle l’indigence. Elle n’a pas conscience d’être plongée dans un monde onirique ; en revanche, les personnages de bois rappellent au spectateur la dure réalité. La grande taille de ces figurines qui encerclent la jeune femme crée aussi une impression d’enfermement.

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