Belle et la Bête (La)

Étonnants classiques

Nom auteur: 

LEPRINCE DE BEAUMONT (Mme)

Titre 2: 

Belle et la Bête (La)

Nouveauté: 
NOUVELLE EDITION
Nouveaux programmes
EAN: 
9782081375468
Prix: 
2,80 €
Nombre de pages: 
128 pages
Parution: 
11/01/2017
Description: 

Il était une fois un marchand extrêmement riche. Il avait trois filles. La cadette se faisait admirer, et on l'avait surnommée la Belle... À ton tour de découvrir ce conte merveilleux et d'entrer dans un monde où les bêtes s'expriment comme les humains, où les palais s'ouvrent par magie et où les rêves, parfois, deviennent réalité... Pour accompagner le récit de Mme Leprince de Beaumont, cette édition réunit quatre versions populaires du conte.

Le dossier consacre un groupement de textes au motif de la métamorphose (Les Métamorphoses d'Ovide, Le Prince chéri et Le Prince spirituel de Mme Leprince de Beaumont).

Fichier attachéTaille
Fiche élèves n°01178.43 Ko
Fiche élèves n°02136.83 Ko
Fiche élèves n°03143.15 Ko
Fiche élèves n°04172.29 Ko
Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image 1 : la voix des contes

 

■ Frontispice des Contes de Perrault, dessiné par l’auteur et gravé par Clouzier (1697), et frontispice de Gustave Doré pour les Contes de Perrault (1862), cahier photo de l’édition, p. 1.

 

Le frontispice peint par Perrault en 1695 et gravé par Clouzier représente une situation de contage à la veillée, rassemblant devant une conteuse aux allures de Parque un auditoire composite, reflétant les différents âges et postures de lecteurs (d’une lecture par identification représentée par l’enfant touchant le tablier de la nourrice à celle, plus distanciée, de l’adulte capable de savourer les jeux de connivence du narrateur avec un public lettré).

La gravure de Gustave Doré de 1862 déplace le centre de gravité de l’image de la parole conteuse au livre illustré et rassemble un public restreint, uniquement enfantin, protégé par la présence tutélaire d’une gouvernante, tandis qu’une grand-mère à l’aspect bonhomme lit les contes qui appartiennent désormais au monde de l’imprimé. À l’arrière-plan, la mise en abyme d’une gravure de Doré (les bottes de sept lieues du « Chat Botté ») fait écho à la page de titre des Contes de Perrault et consacre, par la citation, l’illustrateur des éditions Hetzel.

Lecture de l’image 2 : le fiancé animal, entre fascination et répulsion

 

■ Gravure de Gustave Doré pour « La Barbe Bleue » de Perrault (1862), photogramme du film La Belle et la Bête de Jean Cocteau (1946) et affiche du film La Belle et la Bête de Christophe Gans (2014), cahier photos de l’édition, p. 7-8.

 

1. Observez la gravure de Gustave Doré et le cliché du film de Jean Cocteau, p. 7. En vous appuyant sur les lignes de construction des deux images (diagonales, lignes des regards) et sur le jeu de lumières, vous montrerez que les deux auteurs envisagent le couple formé par les deux personnages selon une logique inversée.

La gravure de Gustave Doré s’organise autour du thème de l’animalité : on pourra partir des yeux exorbités de Barbe Bleue devenu fauve et prédateur pour filer la métaphore (barbe hirsute et pelisse comme la fourrure de la bête, nez comme museau, main comme patte…). On invitera les élèves à tracer la ligne des regards qui se perd dans le coin inférieur gauche de l’image : la Barbe Bleue la dévore des yeux et l’épouse fascinée par la clef (qui, au centre de l’image, est la clef du récit !) a signé son arrêt de mort en ne voyant pas le doigt levé dans l’ombre. La diagonale qui les sépare est le signe iconique de la perversité du chasseur (dont Barbe-Bleue porte le chapeau) tandis que celle du photogramme d’Alekan renverse la logique du domino : une Bête solaire, portant sa collerette comme un astre, regarde une Belle dont le profil très graphique se détache comme un croissant de lune sur un fond sombre. Le jeu du clair-obscur met ainsi en valeur l’amour de la Bête en dépit du masque monstrueux qui cache son cœur pur.

2. Dans l’affiche du film de Christophe Gans, relevez les différents éléments issus du conte La Belle et la Bête, qui évoquent son atmosphère et suggèrent les rapports entre les personnages.

L’affiche élégante du film de Christophe Gans joue davantage sur l’ambiguïté des deux personnages, laissant dans l’ombre une Bête très aristocratique, prête à bondir, tout en mettant en lumière une Belle désirable mais chaste, les yeux baissés, l’air apeuré.

Galerie Photos
Galerie vidéo
Mise en Scéne 1
Galerie vidéo mise en scène 1
Mise en Scène 2
Galerie vidéo mise en scène 2