Pauline

Étonnants classiques

Nom auteur: 

DUMAS

Titre 2: 

Pauline

EAN: 
9782081279070
Prix: 
4,00 €
Nombre de pages: 
224 pages
Description: 

Quel est le secret que cache Pauline? Pourquoi fuit-elle le regard d'autrui? Quel drame creuse son visage et altère son teint?  "Personne n'ignore par expérience que le danger inconnu est mille fois plus saisissant et plus terrible que le péril visible et matérialisé", confie Pauline. En épousant le comte Horace de Beuzeval, un homme diabolique, la jeune femme a signé son arrêt de mort : chaque jour est devenu synonyme d'angoisse et d'effroi... Écrit dans la veine du roman noir anglais, ce récit d'aventures, d'amour et de mystère porte en germe tous les grands ressorts du futur chef-d'œuvre de l'auteur : Le Comte de Monte-Cristo.

Pdf de toute l'etude: 

 

■ Portrait de l’artiste, dit « Le Désespéré » (1843-1845) de Gustave Courbet,

cahier photos de l’édition, p. 6 

1. À quoi voit-on que la toile de Courbet représente un artiste ?

L’artiste, sujet du tableau, est représenté dans sa tenue de travail. La blouse de peintre blanche, aux manches amples et négligemment retroussées, laisse apparaître les avant-bras et les mains de l’artiste. Le foulard bleu lâchement noué autour d’un col largement ouvert est aussi caractéristique de la tenue de peintre. La barbe et la moustache naissantes, ainsi que les cheveux longs dénoués, traduisent l’esprit libertaire d’un artiste peu attaché aux conventions et à l’uniforme strict de l’homme du xixe siècle.

2. Quels sont les signes de l’angoisse du personnage ?

L’effarement et le désespoir se lisent dans les expressions du visage – yeux exorbités et bouche entr’ouverte –, mais aussi dans la position des bras – muscles tendus, mains crispées s’agrippant aux cheveux. La blancheur de la peau – proche de celle de la blouse – suggère elle aussi la stupeur du personnage.

3. Où ce(t) (auto)portrait puise-t-il sa force ?

Le cadrage resserré, l’absence de détails anecdotiques (pas d’objets ni de décor) et le regard du personnage fixé sur le spectateur donnent à ce portrait une grande puissance. Cela est renforcé par l’ignorance terrifiante de ce désespoir : le spectateur se demande ce que voit le personnage et/ou ce qui provoque cet effarement… Est-ce le public ou son œuvre qui pousse l’artiste au désespoir ? Est-ce le manque d’inspiration ou le défaut de génie ? Le tableau donne à voir l’artiste comme un homme torturé, rongé par l’angoisse.

 

■ Le Cri d’Edvard Munch (1893),

cahier photos, p. 7

En quoi peut-on rapprocher le tableau de Courbet du Cri de Munch ?

Les tableaux de Courbet et de Munch représentent tous deux un personnage envahit par l’angoisse sans que le spectateur ne puisse comprendre ce qui suscite un tel effroi. Les personnages ont la même attitude (mains enserrant le visage) et une expression d’épouvante (visage effaré et effarant). Mais, tandis que chez Courbet, l’artiste est représenté de manière réaliste, chez Munch, le personnage apparaît au sein d’un décor indistinct, simplement composé de deux silhouettes et d’une rambarde surplombant un paysage maritime aux couleurs menaçantes.

 

■ Le mythe de Faust,

cahier photos de l’édition, p. 8

1. Qu’est-ce que le mythe de Faust ? Faites-en un résumé rapide.

Le mythe de Faust, né en Allemagne au xve siècle, appartient à ces fables universelles qui évoquent le rapport entre l’homme, la connaissance et le mal. Dès le xixe siècle, poètes et dramaturges (comme Goethe), musiciens et peintres (comme Delacroix) reprennent le thème et enrichissent la légende. Faust est un vieux savant qui vend son âme au diable pour satisfaire un insatiable désir de jouissance et une curiosité intellectuelle infinie. Le démon Méphistophélès, envoyé par le diable pour servir Faust, l’initie aux sciences occultes et lui confère le pouvoir d’accomplir des miracles.

2. Relevez tous les éléments qui associent Faust à la connaissance.

Le décor imaginé par Delacroix pour cette première rencontre est celui du bureau du docteur Faust. Les livres et parchemins envahissent le lieu, par terre, sur la table et sur les étagères ; ils côtoient une fiole, un squelette, des crânes humains, un globe terrestre, autant d’objets emblématiques du savoir. L’attitude de Faust, main posée sur le livre, souligne son désir de connaissance, même si la mort – à travers la représentation symbolique des crânes et du squelette – semble en montrer la vanité…

3. En quoi peut-on dire que les personnages s’opposent ?

Delacroix met en scène (notamment par la présence du rideau, à droite de la composition) l’opposition des deux personnages. L’un est debout dans une position dominante, armé d’une longue épée, animé par la vigueur de sa jeunesse et vêtu d’un costume clair, tandis que l’autre, effrayé, est représenté dans une posture inconfortable, la main craintive, et ne semble protégé que par son seul manteau sombre.

4. Repérez tout ce qui suggère le pacte auquel va se soumettre Faust.

La gravure de Delacroix suggère le pacte proposé par Méphistophélès qui, la légende le rappelle, propose ses services à Faust. Sa main croisée sur la poitrine en signe de respect et son visage penché vers le docteur sont des marques d’allégeance et de soumission de l’envoyé du diable au savant. Mais la position et l’attitude de dominé de Faust montrent l’ambiguïté de cet accord : tout en se soumettant, Méphistophélès semble dominer Faust – ce dernier paraissant incapable d’échapper à ses désirs et à la tentation du diable…

Galerie Photos
Galerie vidéo
Mise en Scéne 1
Galerie vidéo mise en scène 1
Mise en Scène 2
Galerie vidéo mise en scène 2