Alcools

Étonnants classiques

Nom auteur: 

APOLLINAIRE

Titre 2: 

Alcools

EAN: 
9782081444836
Prix: 
3,40 €
Nombre de pages: 
256 pages
Parution: 
22/08/2018
Description: 

Avions, automobiles, saltimbanques, fées aux cheveux verts, Orphée, Merlin, tour Eiffel, émigrants en route pour l’Amérique… Dans Alcools, recueil qui distille et concentre quinze ans de création, Guillaume Apollinaire offre un mélange grisant d’ode au progrès et d’anciennes légendes ressuscitées. Critique d’art ami des cubistes, chantre de la modernité, le poète explore toutes les possibilités du vers. Mais il renoue aussi avec le lyrisme traditionnel dans des compositions simples, musicales, sur l’amour, la mort, le déracinement. À travers les souffrances qui ont jalonné son existence, Apollinaire retrace une initiation poétique, par la douleur et par l’alcool, au terme de laquelle il pourra se dire « ivre d’avoir bu tout l’univers ».

Cette édition est préconisée pour l’étude de la poésie dans les classes de Seconde, dans le cadre de l’objet d’étude « La poésie du XIXe au XXe siècle : du romantisme au surréalisme ».

Le dossier de l’édition rassemble des questionnaires de lecture et des groupements de textes sur l’influence d’Apollinaire dans la poésie du XXe siècle.

Un cahier photos couleurs de 8 pages servira de support à l’enseignement de l’Histoire des arts et permettra d’étudier la vie artistique du début du XXe siècle, le cubisme et l’orphisme.

Pdf de toute l'etude: 

■ Robert Delaunay, La Tour Eiffel ou Champ de Mars, 1910-1911, Bâle, Kunstmuseum, cahier photos de l’édition, p. 7

1. D’où la tour Eiffel est-elle vue ?

La tour Eiffel est vue à partir d’une multiplicité de points de vue, dans un mouvement plus ou moins tournant, qui envisage le monument sous plusieurs angles et selon des perspectives multiples. Ce parti pris en déconstruit l’apparence et la rigidité. Le tableau s’inscrit à la fois dans l’esthétique cubiste, qui analyse l’impossibilité d’une vision intégrale de l’objet, et dans une recherche, propre à Delaunay, de l’impression d’élévation.

2. Interprétez :

a. le rapport de proportions entre les maisons et la tour ;

En bas du tableau, les maisons paraissent infimes par rapport à la tour, ce qui accentue sa hauteur. En revanche, les immeubles qui l’encadrent de part et d’autre semblent aspirés dans le mouvement d’élévation. Ils sont disposés un peu à la manière de deux pans de rideaux, qui théâtralisent l’apparition de la tour Eiffel.

b. la situation de la tour par rapport au ciel.

On ne voit pas l’extrémité de la tour, comme si elle s’élevait à l’infini et atteignait les nuages qui servent de fond. Les nuages sont sur le même plan que la tour. Ainsi, il n’y a pas vraiment d’arrière-plan, ou plutôt il est décomposé en une multiplicité de surfaces. Objet central dans l’espace de la toile, la tour est donc le seul véritable repère visuel.

3. À quoi tient l’impression du mouvement ?

La tour semble en mouvement, car on ne voit pas son ancrage au sol, si bien qu’elle paraît ne pas avoir de base fixe. De plus, les directions divergentes des lignes brisées produisent un effet de dynamisme. Les angles vifs, qui se heurtent aux formes arrondies des nuages, et les croisillons de la construction métallique contribuent à l’impression de légèreté. Le monument paraît « dansant », dans un équilibre fragile.

■ Robert Delaunay, Hommage à Blériot, 1914, Bâle, Kunstmuseum, cahier photos de l’édition, p. 8

1. Décrivez la composition du tableau : où sont les éléments figuratifs ? En quoi se rapportent-ils au titre de l’œuvre ?

Le tableau fait apparaître une prolifération de cercles aux traits de plus en plus flous, depuis le premier plan à gauche jusqu’au tiers du tableau. À partir de là, les cercles deviennent plus nets en allant vers la droite. Les éléments figuratifs présents dans cette peinture sont, à gauche, une hélice, des roues et un début d’ailes d’avion, puis un oiseau ou un avion à la verticale tout en haut de la toile. À droite, on retrouve une plus petite hélice avec deux silhouettes de personnages (des mécaniciens ?) ; on voit aussi une forme évoquant la tour Eiffel et, en hauteur, un biplan entouré d’un trait orange. Ces motifs exaltent l’exploit de Blériot et font du tableau une représentation de sa traversée de la Manche par les airs, d’autant plus que le bleu qui colore l’arrière-plan du tableau peut correspondre aussi bien à la mer qu’au ciel.

2. Dans le tableau, comment est rendu le mouvement d’élévation ?

Le mouvement d’élévation est rendu par les deux lignes verticales esquissées, l’une dans le prolongement de l’oiseau-avion, l’autre dans celui de la tour, sous le mécanicien. Il est aussi porté par le chromatisme : on remarque une unité de couleur entre l’ocre rouge de l’hélice, au premier plan à gauche, les deux pales plus orangées de la deuxième hélice, la tour, le biplan et l’oiseau-avion. Ces éléments sont placés dans la continuité l’un de l’autre selon un mouvement tournant, de droite à gauche, et ascensionnel. La taille décroissante de l’oiseau-avion par rapport au biplan renforce l’impression de l’envol et de l’éloignement dans les airs.

3. Expliquez pourquoi les cercles colorés ne tournent pas tous dans la même direction. Appuyez-vous sur la présence des hélices, à droite et à gauche du tableau.

Les cercles du côté gauche paraissent tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, comme le souligne l’arc de cercle rouge en haut du tableau, ce qui correspond au mouvement de l’hélice ocre. Les cercles de droite semblent orientés dans l’autre sens, notamment à cause des arcs de cercle bleus les plus extérieurs. Au niveau de la ligne verticale au-dessous de l’oiseau-avion, les arcs de cercle de sens différents paraissent se confondre, à l’image du mouvement rotatif d’une hélice, qui prend l’aspect d’un cercle plein. La fusion et l’éclatement des cercles dans l’espace où dominent les tons chauds du jaune et du rouge accentuent l’impression de dynamisme ainsi créée par le choc des deux directions.

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