La Peur et autres récits

Étonnants classiques

Nom auteur: 

COLLECTIF

Titre 2: 

La Peur et autres récits

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081347786
Prix: 
3,80 €
Nombre de pages: 
128 pages
Description: 

Huit textes d’effroi, signés par des grandes plumes des xixe et xxe siècles pour s’initier au genre de la nouvelle et aux registres qu’elle emprunte.

Qu’elles soient réalistes – créant la surprise du lecteur toujours stupéfait de constater les réalités insoupçonnables que peut receler une situation ordinaire –, fantastiques – favorisant l’irruption de l’étrange dans le réel le plus commun – ou tout simplement à chute – entièrement déterminée par le coup de théâtre que ménage la fin –, les nouvelles de ce recueil happent le lecteur dans les délices de l’attente du dénouement, et jouent à loisir avec ses nerfs et ses angoisses… Pour son plus grand plaisir !

Cette édition est préconisée en classe de Quatrième, pour l’étude du récit (« Le récit au xixe siècle »).

Richement annotée, cette édition contient un cahier photos couleurs qui servira de support à l’enseignement de l’histoire des arts.

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Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image 1 : le fantastique et le merveilleux en peinture

■ Caspar David Friedrich, L’Abbaye dans un bois de chênes (cahier photos, p. 2)

Nous nous appuyons ici sur les questions du Dossier relatives au cahier photos.

Un paysage inquiétant

Il représente une abbaye en ruines dont il ne reste qu’une partie de la façade et un vitrail. Le paysage alentour présente un aspect désolé et froid ; des troncs d’arbres noirs dressent vers le ciel leurs branches nues et entortillées. Au premier plan le sol est jonché de croix et de pierres tombales. Tout le paysage est noyé dans une brume sépia qui tend vers le gris clair d’un ciel immense et vide. Un groupe de moines s’achemine en passant sous le grand porche de l’abbaye.

Un mystère

La présence de ces moines au milieu de ce paysage vide évoque une procession de fantômes qui persistent à occuper les lieux de leur ancienne abbaye dont il ne reste que des ruines… On se demande aussi ce qui a pu occasionner la destruction du monastère.

■ John William Waterhouse, Le Cercle magique (cahier photos, p. 3)

La composition du tableau

Au premier plan une femme se tient debout ; devant elle un tourbillon de fumée s’élève d’un chaudron placé au-dessus d’un foyer de braises. Derrière la femme, on aperçoit des corbeaux posés sur le sol. À l’arrière-plan, une grotte creusée dans une falaise semble être aménagée pour servir d’habitation à cette femme. Les couleurs dominantes sont des nuances de gris et de marron.

La description du personnage féminin du tableau

Elle correspond assez bien au stéréotype de la sorcière : chevelure noire abondante et indisciplinée ; expression du visage déterminée, voire farouche ; elle a les attributs de la sorcière :

– la grotte qui évoque l’antre des Sibylles, prophétesses antiques (de Cumes, de Tibur…) ;

– le chaudron pour préparer les décoctions magiques ;

– la faucille (qu’elle tient à la main gauche) qui la rattache aux supposées pratiques druidiques des anciens Celtes ;

– la baguette magique à l’aide de laquelle elle trace un cercle de protection autour d’elle ;

– elle est entourée de corbeaux, animal de mauvais augure ; l’un d’entre eux repose d’ailleurs sur un crâne à demi enterré.

La magie dans le tableau

Les éléments qui introduisent la magie dans le tableau sont :

– l’aspect surnaturel de la colonne de fumée qui monte presque verticalement ;

– la baguette magique qui enflamme le sol ;

– les corbeaux qui se tiennent à l’extérieur du cercle…

■ Synthèse

Chez Waterhouse le surnaturel est explicite, alors qu’il est suggéré chez Friedrich. Le tableau de Friedrich correspond plus à la définition du fantastique, celui de Waterhouse plus à celle du merveilleux.

Lecture de l’image 2 : le réalisme en peinture

■ Gustave Caillebotte, Le Pont de l’Europe (cahier photos, p. 6)

1. Que représente le tableau ?

Le tableau de Caillebotte représente un pont parisien.

 

2. Décrivez sa composition.

La structure métallique du pont occupe la partie droite et semble s’enfoncer vers l’arrière du tableau. Un homme est accoudé à la balustrade. Un couple s’avance depuis le fond du tableau. Un chien marche sur le trottoir dans la direction du couple. Dans l’angle supérieur gauche, on distingue des immeubles de type haussmannien.

 

3. Quels éléments contribuent à créer l’illusion de réalité ?

L’effet de réel est produit par :

– le puissant effet de perspective causé par la structure métallique du pont ;

– la saisie des personnages (et du chien !) comme figés dans le mouvement de la marche ;

– la présence du personnage accoudé qui ne présente pas d’intérêt esthétique particulier, ce qui évoque les éléments captés involontairement par la photographie prise sur le vif.

 

4. Quelles caractéristiques du récit réaliste retrouvez-vous dans ce tableau ?

Le sujet du tableau est banal. Les personnages sont des inconnus qui se livrent à des occupations quotidiennes. Le personnage au premier plan est un chien ! Aucun des personnages ne semble jouer un rôle prépondérant (pas de « héros », ni même de personnage principal).

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