La Ficelle et autres nouvelles des champs

Étonnants classiques

Nom auteur: 

Maupassant

Titre 2: 

La Ficelle et autres nouvelles des champs

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081385177
Prix: 
2,80 €
Nombre de pages: 
160 pages
Parution: 
01/06/2016
Description: 

 

Comment prouver sa bonne foi lorsque tout vous accuse ? Maître Hauchecorne, soupçonné d’avoir dérobé un portefeuille, fait l’expérience du pouvoir dévastateur de la rumeur et des faux-semblants.

Miséreux, les Vallin travaillent la terre pour nourrir tant bien que mal leur progéniture. Jusqu’au jour où ils prennent une décision irrévocable : ils se séparent de leur plus jeune enfant, Charlot, contre monnaie sonnante et trébuchante.

Les temps sont durs dans la campagne normande du xixe siècle. Les huit nouvelles de ce recueil donnent à voir l’homme dans toute sa détresse sociale et morale, avec un réalisme saisissant.

Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image : le réalisme en peinture au xixe siècle

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », 133-134.

 

Léon-Augustin Lhermitte, La Paye des moissoneurs (1882), p. 2 du cahier photos.

 

1. Le regard du spectateur se porte tout d’abord sur le visage du personnage assis dans la partie gauche du tableau. Son teint hâlé et ses traits tirés, marqués par les travaux des champs, contrastent avec la blancheur du mur auquel il est adossé. Ses épaules sont légèrement voûtées, il se tient de façon à la fois digne et relâchée. Si son regard semble se perdre au loin, il est néanmoins le seul personnage représenté de face et ouvre ainsi le tableau sur l’extérieur comme pour mieux capter l’attention du spectateur. Le regard de ce dernier se déplace ensuite vers la femme qui allaite un enfant et dont la nuque est baignée de lumière.


2. Le tableau est structuré en plusieurs plans : au premier plan, les bottes de blés évoquent le cadre de la campagne. Au second, les deux personnages assis sur le banc se tournent le dos, absorbés par leurs pensées ou concentrés sur leur tâche, emmurés chacun dans leur solitude. La jeune femme semble fixer les mains d’un homme occupé à compter les sous qu’il vient peut-être de recevoir ; elle guide le regard du spectateur vers le troisième plan. L’action se situe donc paradoxalement à l’arrière-plan du tableau : les moissonneurs reçoivent leur paye. Le peintre nous invite ainsi à ne voir dans cette scène (et dans le titre) qu’une toile de fond servant de faire-valoir aux deux autres personnages. La faux, par sa taille imposante, écrase le moissonneur, au point qu’elle devient presque un personnage à part entière dans la composition.

La toile est également structurée par des lignes horizontales et verticales. Les premières permettent de délimiter le cadre de la scène centrale : les personnages sont encadrés par le banc de pierre et par la ligne des toitures. Les secondes, définies par les contours du mur blanc, nouvelle toile dans la toile, encadrent le visage du personnage de gauche, l’isolant des autres et lui conférant un statut à part.


3. Les sept personnages de ce tableau forment trois groupes, disposés en escalier les uns par rapport aux autres. La composition des différents groupes fait écho à la répartition de la paye à laquelle se livre le groupe du fond, visant à nourrir chacun et en particulier l’enfant. Une certaine noblesse se dégage de la scène, véritable éloge du travail paysan. L’autorité silencieuse qui émane de la figure de l’homme âgé (possible grand-père) domine l’ensemble des personnages. Au centre du tableau, la présence mariale de la femme à l’enfant, vêtue de bleu et de blanc, devient le signe d’une morale familiale fondée sur le travail de la terre. Le blé qui déborde de la grange à l’arrière-plan, la faucille et la faux participent de cette symbolique. La raison d’être de leur travail (la femme à l’enfant), ses moyens (les outils démesurément grands, la force physique soulignée par les manches retroussées des hommes), son résultat (la paye et les quantités importantes de blé récoltées) sont ainsi réunis dans une scène que la disposition des personnages rend cohérente et significative.


 

4. L’écriture de Maupassant dépeint, comme Gustave Courbet, le monde paysan sans chercher à l’embellir ou à l’anoblir. On y retrouve des scènes de la vie paysanne, où l’argent régit les relations sociales, comme dans le tableau de Lhermitte. En revanche, Maupassant s’éloigne peut-être du grandissement symbolique conféré par un Millet ou un Cézanne pour décrire au plus près les mœurs et le quotidien du monde paysan dans ce qu’il a de plus noir.

Galerie Photos
Galerie vidéo
Mise en Scéne 1
Galerie vidéo mise en scène 1
Mise en Scène 2
Galerie vidéo mise en scène 2