Avare (L')

Étonnants classiques

Nom auteur: 

MOLIÈRE

Titre 2: 

Avare (L')

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081386730
Prix: 
2,80 €
Nombre de pages: 
192 pages
Parution: 
15/06/2016
Description: 

«Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger», telle est la devise d'Harpagon. Point d'excès en sa maison : il veille à la dépense et compte ses écus. Avare impénitent, il préfère encore son or au bonheur de ses enfants. C'est décidé : il mariera son fils à une riche veuve et donnera sa fille à un vieillard qui accepte de l'épouser sans dot. Dès lors, ruse et détermination suffiront-elles à déjouer les plans de l'horrible barbon ? Chef-d'oeuvre comique, riche en coups de bâton, surprises et quiproquos, L'Avare est aujourd'hui encore l'une des pièces les plus représentées du répertoire classique. Étudiant les ressorts des différents types de comédie, l'édition souligne les spécificités de L'Avare. Illustrée par les photos de mises en scène fameuses, elle réunit, au sein du dossier, plusieurs avatars d'Harpagon (chez Plaute, Racine et Balzac).

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Lecture d’image no 1 : les gravures d’Abraham Bosse

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 190.

  •  Les gravures d’Abraham Bosse (1604-1676) illustrant la parole biblique, p. 187-189.

 

1. Les gravures d’Abraham Bosse reproduites dans le Dossier de l’édition illustrent la parabole du fils prodigue, mais elles peuvent également faire écho au milieu bourgeois dont est issu Molière (intérieur et costumes), au moment où le futur dramaturge a décidé de tenir tête à l’autorité paternelle et de partir loin de Paris pour se consacrer au théâtre (gravures 1 et 2). En ce qui concerne L’Avare, on pourrait rapprocher la première gravure de la scène 2 de l’acte II, la deuxième pourrait être une illustration de Cléante en jeune homme amoureux sorti de la pastorale classique, et la troisième du repas organisé en l’honneur de Mariane.

2. On montrera qu’Abraham Bosse est un contemporain de Molière, et que les costumes et le mobilier représentés sur les gravures appartiennent au siècle classique. Influencé par les Hollandais, le style d’Abraham Bosse se caractérise par une prédilection pour les scènes de la vie familiale de son époque, une attention particulière portée aux costumes et aux objets du quotidien, et son œuvre est un précieux témoignage historique sur son temps.

Lecture de l’image no 2 :          les représentations du mariage en peinture

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 190-191.


  •  Le Mariage forcé, gravure d’après un dessin de François Boucher, 1734, p. 6 du cahier photos.


1. La gravure d’après un dessin de François Boucher représente une rencontre entre quatre personnages à l’entrée d’un palais. Trois personnages masculins sont en mouvement, alors que le personnage féminin est statique. On peut remarquer que tous se tiennent dans une composition circulaire, les personnages masculins entourent la jeune fille. Le jeu des regards et la gestuelle des personnages laissent penser qu’un conflit amoureux pourrait opposer les deux jeunes hommes, qui tous deux semblent se disputer le cœur du personnage féminin : à gauche, un homme tient la main de la jeune fille mais a les yeux tournés vers son rival. La figure féminine a, elle, les yeux fixés sur le deuxième jeune homme, qui la salue.

2. Si l’on observe les mains des personnages, on remarque que l’homme âgé rapproche, par son geste, les deux personnages centraux. Les deux jeunes gens semblent convoiter la jeune femme. L’épée que tient le deuxième jeune homme et le bâton à terre symbolisent le conflit et laissent présager une possible scène de duel. Statique et inexpressive, la jeune fille (représentée de profil) ne paraît pas pouvoir influer sur la décision qui sera prise.

3. L’espace dans lequel se déroule la scène évoque un décor de théâtre. La lumière qui éclaire le personnage masculin à droite rappelle celle d’un projecteur. Les personnages ont une attitude ostentatoire, des mouvements exagérés, comme des acteurs. La théâtralité de la scène explique qu’elle ait été utilisée comme illustration d’une comédie de Molière, Le Mariage forcé


  •  Vassili Poukirev, Union mal assortie, 1862, p. 6 du cahier photos.


1. On retrouve dans ce tableau de Vassili Poukirev le thème du mariage forcé, topos des comédies du siècle classique, et ses personnages caractéristiques, le vieux barbon et la jeune fille. L’usage du clair-obscur confère cependant une gravité à la scène.

2. Les personnages au premier plan (le prêtre et les mariés) forment un triangle au centre duquel se trouve la main qui reçoit l’alliance. La mariée regarde à terre, le marié semble attendre avec hâte que la bague soit passée à son doigt. Au second plan se trouvent essentiellement des personnages masculins qui paraissent faire des commentaires sur la scène. Le blanc de la robe de mariée détonne sur les habits noirs : au symbole traditionnel de la pureté semble ici s’ajouter celui du sacrifice. La thématique du mariage forcé semble ici traitée de manière tragique.

Lecture de l’image no3  : les représentations du mariage en peinture (suite)

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 190-191.

  • William Hogarth, Le Contrat de mariage, 1743, p. 7 du cahier photos

 

1. Les personnages représentés sur ce tableau de William Hogarth appartiennent à la noblesse (perruques, intérieur richement décoré). Hormis une jeune fille, il s’agit exclusivement d’hommes. Certains sont richement habillés, d’autres sont en noir (sans doute des hommes de loi, notaires ou avocats).

2. Au premier plan, les pères s’apprêtent à signer le contrat de mariage ; l’un tient son arbre généalogique, l’autre un document. Dans le coin opposé de la toile, la jeune fille s’entretient avec un avocat. À sa gauche, le futur marié lui tourne le dos.

3. La scène témoigne du caractère exclusivement économique de l’union projetée (l’homme en noir qui tourne le dos aux pères semble d’ailleurs estimer les biens qui l’entourent). Les futurs époux n’expriment aucun sentiment, ils se tournent d’ailleurs le dos. Les tableaux qui ornent les murs renforcent le poids du milieu social et des obligations familiales.

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Mise en Scéne 1
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Mise en Scène 2
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