L’Or

Étonnants classiques

Nom auteur: 

CENDRARS

Titre 2: 

L’Or

EAN: 
9782081347816
Prix: 
5,50 €
Nombre de pages: 
192 pages
Parution: 
29/04/2015
Description: 

En à peine quarante jours, Blaise Cendrars écrit l’histoire du général Johann August Suter, ce pionnier qui, en 1834, quitte son foyer et sa patrie « pour venir, par des sentiers insoupçonnés, se jeter dans le pays des aventures et des dangers » : le Nouveau Monde. Bientôt, il s’empare d’un domaine immense en Californie et bâtit un empire. Mais la découverte d’or sur l’une de ses terres fait tout basculer. On s’y précipite ; son paradis est saccagé et le général anéanti : l’or l’a ruiné.

Avec ce récit qui apporta la célébrité à Cendrars, le lecteur voit s’opérer le renouveau romanesque du début du xxe siècle. Happé par le rythme effréné du roman autant que par le destin tragique du personnage qui l’inspira, il assiste médusé à l’éveil du rêve américain, à la folle épopée de la conquête de l’Ouest et aux origines de la ruée vers l’or.

Cette édition est préconisée en classe de Première pour l’étude du récit (« Le personnage de roman, du xviie à nos jours »).

Le dossier de l’édition contient 2 groupements de textes : « les motivations du héros d’aventures », « l’or dans la littérature, de Midas aux traders ».

Un cahier photos couleur de 8 pages servira de support à l’enseignement de l’histoire des arts.

Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image : l’or dans la peinture : symboles et allégories


 ■ Quentin Metsys, Le Prêteur et sa femme, 1514 ; Jacques De Gheyn, Vanité, 1603 (cahiers photos, p. 5-6)

■ Le type d’œuvre

1. Qu’appelle-t-on scène ou peinture de genre ? En quoi le tableau de Quentin Metsys en a-t-il toutes les caractéristiques ?

On appelle peinture de genre, ou scène de genre, un type d’œuvres picturales qui figurent des scènes contemporaines et qui représentent des hommes et des femmes au travail, au jeu, au repos. Dans son tableau, à travers la scène prise sur le vif d’un prêteur au travail, Quentin Metsys témoigne de l’activité commerciale qui règne à cette époque à Anvers, principal lieu d’échanges entre le Nord et le Sud et centre financier le plus important d’Europe.

2. De quel autre genre pictural peut-on rapprocher le tableau de Jacques De Gheyn ?

Le tableau de Gheyn s’apparente à une nature morte par la représentation exclusive d’objets – boule de verre, calices, pièces – et d’éléments inanimés – crâne, fleurs – savamment disposés dans une niche de pierre sculptée de deux personnages.

 

■ Le thème

1. Quel est le thème commun à ces deux œuvres ?

Le point commun à ces deux tableaux est l’or. Dans le tableau de Metsys, le prêteur compte ses nombreuses richesses disposées sur la table tandis que, dans la peinture de Gheyn, les pièces d’or et d’argent espagnoles sont posées négligemment sur le rebord de la niche.

2. Dans le tableau de Quentin Metsys, quelle est l’attitude du prêteur et que fait sa femme ? Par cette mise en scène, quel vice dénonce le peintre ?

L’homme devant lequel s’étalent perles, bijoux et pièces d’or est occupé à peser ces richesses, activité qui distrait son épouse de la lecture d’un livre saint, où l’on reconnaît une représentation de la Vierge et l’Enfant. Le peintre dénonce à la fois la cupidité mais aussi l’attrait pour l’or, puisque les perles (symbole du luxe) et des bijoux disposés devant son époux détournent la femme de ses occupations spirituelles.

3. Quelle est la place de l’or dans le tableau de Jacques De Gheyn ?

L’or est mis en valeur au premier plan du tableau : les pièces posées sur le rebord et les deux dont on voit la face au bas du tableau captent immédiatement l’attention du lecteur.

 

■ Le sens

1. Outre l’or, quels biens terrestres sont représentés de façon symbolique dans les deux tableaux ? Montrez qu’ils sont associés à l’idée de fragilité et formulez la leçon philosophique qui en découle.

Les fleurs sont les symboles de la fortune et de l’ostentation des richesses : à l’époque de Gheyn, la tulipe est un objet rare, précieux, tout comme le fruit posé sur l’étagère dans la nature morte et voué à la pourriture. Les volumes transparents (boule de verre dans la nature morte, flacon dans la scène de genre ou verre vide) signalent la fragilité et la futilité de la vie, incarnées dans le tableau de Metsys par la bougie éteinte. La proximité de ces objets symboliques avec le crâne, représentation de la condition mortelle de l’homme, montre la vanité et l’inutilité des richesses et du pouvoir. Si l’homme consacre sa vita humana (inscription en haut de la niche) à la recherche de ces vanités, Gheyn en montre l’illusion et la tromperie en représentant des philosophes sculptés de part et d’autre de la niche tendant le doigt vers la bulle transparente.

2. Repérez dans les deux tableaux les objets qui renvoient à la religion. Quels enseignements spirituels délivrent aussi les deux peintres ?

Dans Le Prêteur et sa femme, le fruit sur l’étagère peut être interprété comme une allusion au péché originel. La carafe d’eau et le chapelet suspendu à l’étagère symbolisent la pureté de la Vierge. Dans Vanité, on peut également voir deux calices, symbole de l’eucharistie et de la Passion du Christ, qui s’est sacrifié pour l’humanité ; la boule transparente mise en valeur au centre du tableau, couronnant presque le crâne, peut apparaître comme un objet de dévotion, symbole religieux de la vie spirituelle et de l’âme humaine qui, seule immortelle, va dépasser la mort pour atteindre le royaume de Dieu.

Galerie Photos
Galerie vidéo
Mise en Scéne 1
Galerie vidéo mise en scène 1
Mise en Scène 2
Galerie vidéo mise en scène 2