Frankenstein

Étonnants classiques

Nom auteur: 

Shelley (Mary)

Titre 2: 

Frankenstein

EAN: 
9782081395039
Prix: 
3,00 €
Nombre de pages: 
192 pages
Description: 

À la suite d'une manipulation scientifique hasardeuse, Victor Frankenstein parvient à «animer la matière inerte» et crée un nouvel homme. Mais, horrifié par sa créature, il l'abandonne.
Livré à lui-même, rejeté par tous ceux qu'il croise, le monstre, plein de haine, se révolte contre celui qui lui a donné la vie. Dans ce terrifiant roman qui mêle le gothique, le fantastique et la science-fiction, Mary Shelley peint un être aussi effrayant que touchant, qui aspire désespérément à se rapprocher des hommes...

L'édition :
• Exercices de compréhension et d'analyse
• Groupement de textes :
- l'homme artificiel
• Culture artistique :
- cahier photos : histoire des arts
- un livre, un film : à la découverte de l'adaptation de James Whale
• Éducation aux nouveaux médias :
- Frankenstein 2.0!

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Fiche élèves n° 137.24 Ko
Fiche élèves n° 227.78 Ko

Questions (cahier photos de l’édition, p. 6-7)

1. Pour chacune des adaptations de Frankenstein, dressez le portrait physique de la créature. Quels points communs et quelles différences observez-vous ?

– Photographie 1 : Ce qui frappe de prime abord, c’est l’immense taille du personnage. Sa stature est tout aussi imposante. Son visage balafré est anguleux, creusé et livide. Ses yeux sont mi-clos et sa bouche pincée. Ses larges mains sont parcourues de veines saillantes.

– Photographie 2 : La créature a la peau bleue et les lèvres rouge écarlate. Elle n’a que très peu de cheveux et son visage est rond. Elle semble de taille moyenne. Ses yeux sont enfoncés dans leurs orbites.

– Photographie 3 : La créature a également une stature imposante. Son visage est criblé de multiples cicatrices, qui rappellent les greffes de peau qu’elle a subies. Elle n’a pas de cheveux et semble dotée d’une grande force physique.

Dans les trois cas, la créature a des traits humains. Boris Karloff incarne le monstre le moins expressif ; son visage semble figé tandis que les autres interprètes expriment davantage leurs émotions.

2. Sur quel type de relation entre le créateur et sa créature insistent les représentations ? Analysez notamment le jeu des regards entre les acteurs.

– Photographie 1 : Ygor (qui, dans le film, aide le fils du Dr Frankenstein à ranimer la créature inventée par son père) semble soumis au monstre. La main sur le cœur et le visage penché sur le côté, il est en position de suppliant. La créature, impassible, les traits figés, le regarde fixement. Seul son bras, agrippant Ygor au collet, indiquerait une certaine forme d’agressivité. Malgré l’ascendant physique qu’il pourrait prendre sur Ygor, le personnage dégage une forme de sérénité. Cette représentation insiste sur l’innocence du monstre, perdu dans un monde humain qu’il peut néanmoins réduire à sa merci.

– Photographie 2 : Dans cette adaptation parodique du roman de Mary Shelley, le Dr Frankenstein étreint sa créature comme s’il s’agissait de son enfant. Les yeux dans le vague, il semble rêver à sa gloire future tandis que le monstre geint. Larmoyant, ce dernier a besoin d’être rassuré et consolé. La relation entre le créateur et sa créature est ici très paternelle.

– Photographie 3 : Le monstre étrangle son créateur avec force et détermination. Il le regarde souffrir et semble n’éprouver aucune compassion à l’égard du Dr Frankenstein, dont le visage est contrit de douleur. Cette représentation insiste sur la vengeance de la créature et sur son caractère inhumain.

3. Quelle créature vous semble la plus effrayante ? Pourquoi ?

4. Quelle est celle qui vous paraît le mieux correspondre au roman de Mary Shelley ? Justifiez votre réponse.

Les questions 3 et 4 sont laissées à la libre interprétation des élèves, à condition que leurs réponses soient argumentées.

Questions (cahier photos de l’édition, p. 8)

1. Décrivez précisément ces tableaux.

Dans le tableau de Rubens, Prométhée subit l’assaut quotidien de l’aigle. Renversé au sol, il ne peut se débattre tant ses chaînes, que l’on aperçoit au premier plan, le contraignent. L’aigle lui écrase le visage de sa patte tandis qu’il lui dévore le foie à même la chair. Les contorsions de Prométhée montrent sa souffrance. L’homme et l’animal forment deux diagonales parallèles. Leurs destins sont liés. L’envergure de l’aigle est de même taille que Prométhée. Le décor naturel et sauvage est caractéristique du Caucase, lieu de captivité du Titan.

Dans la toile de Moreau, le personnage de Prométhée est représenté assis, pieds et mains enchaînés. Un vautour lui dévore le foie tandis qu’il scrute impassiblement l’horizon, dans l’attente d’un secours éventuel ou avec la satisfaction de celui qui a rempli une mission d’importance. La torche surmontant son front symbolise le vol du feu aux dieux dont il s’est rendu coupable. Mais elle forme aussi une auréole, ce qui confère au supplicié une certaine dignité. En arrière-plan, on distingue les montagnes escarpées du Caucase.

2. Sur quels aspects du mythe de Prométhée chacune de ces représentations insiste-t-elle ?

Rubens insiste sur la cruauté du châtiment infligé à Prométhée. Tordu par la douleur, il est à la merci d’un animal sanguinaire et ses souffrances semblent incommensurables. Moreau insiste quant à lui sur la grandeur du Titan. Dans l’histoire des hommes, il apparaît comme un héros. Il est auréolé de son exploit et semble résigné à son sort. Aucune marque de souffrance ne transparaît sur son corps ou sur son visage. Sa sagesse et son courage sont ainsi soulignés.

3. D’après ces représentations du mythe de Prométhée, comment le sous-titre de notre roman trouve-t-il sa justification ?

Dès lors que le Dr Frankenstein devient la victime de ses exploits techniques, Frankenstein rejoint le mythe de Prométhée tel que l’a représenté Rubens. Le savant subit la vengeance de sa créature et en souffre. Sous d’autres aspects, il est semblable au Prométhée de Moreau : il a élucidé certains mystères de la science et les a exploités sans mauvaises intentions. Il croyait aux progrès de la science mais n’en a pas envisagé les conséquences désastreuses. À sa manière, il rejoint la sagesse du Prométhée de Moreau, grandi par la mission qu’il pensait noble et prometteuse pour l’avenir de l’humanité.

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