Yvain ou le Chevalier au lion

Étonnants classiques

Nom auteur: 

CHRÉTIEN DE TROYES

Titre 2: 

Yvain ou Le chevalier au lion

Nouveaux programmes
EAN: 
9782081422087
Prix: 
3,00 €
Nombre de pages: 
188 pages
Parution: 
13/06/2018
Description: 

Relevant le défi du sénéchal Keu, Yvain affronte dans la forêt de Brocéliande le seigneur de la fontaine, gagnant ainsi le coeur et la main de la plus belle dame du royaume, qu'il s'engage à rejoindre avant que l'année passe. Extraits de ce roman de chevalerie accompagnés d'outils pédagogiques pour faciliter la lecture et la compréhension de l'oeuvre.

Lecture de l’image no 1 : les miniatures

Miniature tirée d’un manuscrit d’Yvain, v. 1325, cahier photos de l’édition, p. 2

Relisez les pages 26-28 (l. 222-294) du roman.

1. Quels sont les lieux représentés dans la miniature de cette page ?

Dans la partie gauche de la miniature est représentée la fontaine que le chevalier a découverte en suivant les indications du rustre, et, à droite, on aperçoit le château du seigneur qui possède le domaine où s’élève cette fontaine.

2. Quelles sont les péripéties illustrées ? Quels détails du récit le peintre a-t-il conservés ? Observez notamment l’arrière-plan de la miniature.

Le peintre choisit d’illustrer deux moments du récit de Calogrenant : l’instant où celui-ci, saisissant le bassin d’or, verse l’eau de la fontaine sur la pierre évidée, et le moment où le combat s’engage entre Calogrenant et le seigneur du château.

À l’arrière-plan, le miniaturiste a conservé l’arbre, « le plus beau pin qui ait jamais poussé sur terre », et il semble l’avoir représenté deux fois : tel qu’il est avant la tempête, puis « tout couvert d’oiseaux », après la tempête. Le bassin d’or, la pierre évidée et l’eau qui coule – les trois éléments indispensables à l’accomplissement de la merveille – sont également représentés.

À droite, le château envahit l’arrière-plan, au point de dépasser du cadre de l’image, ce qui renforce l’impression de puissance et de majesté de l’édifice, et par extension, le pouvoir de celui qui l’habite.

3. Pourquoi le personnage central est-il dédoublé ?

Lecture de l’image no 2 : les chevaliers au cinéma

Les Chevaliers de la Table Ronde, par Richard Thorpe (1953), cahier photos de l’édition, p. 8

Lancelot, le premier chevalier, par Jerry Zucker (1995), cahier photos de l’édition, p. 8

 

Comparez les deux affiches.

1. Quels éléments évoquent l’univers médiéval ? Quel objet est particulièrement mis en valeur ?

Sur l’affiche du film de Richard Thorpe, un chevalier en armure, brandissant son épée, chevauche un cheval cabré, et protège sa cavalière. Sur sa selle est attaché l’écu du chevalier, orné de ses armoiries, et ce motif de l’écu – ou de l’écusson – est repris pour y faire figurer le titre du film, le nom des acteurs et du réalisateur. À l’arrière-plan se déroule une scène de bataille et sur un escarpement rocheux semble s’élever un château-fort.

Sur l’affiche du film de Jerry Zucker figurent deux hommes en armures, cottes de maille et gantelets. Une épée dressée partage l’image en deux ; sur sa surface parfaitement polie se reflète la silhouette d’un troisième personnage, une femme vêtue d’une longue robe rose.

 

2. Quelles sont les couleurs dominantes ? Qu’évoquent-elles ?

Les couleurs dominantes sont le noir et le rouge, les deux couleurs principales de l’héraldique, rehaussées d’or (affiche de droite) ou d’argent (affiche de gauche).

L’héraldique est la science du blason, c’est-à-dire l’étude des armoiries, cet ensemble de symboles dessinés sur l’écu qui permet d’identifier le personnage qui le porte. Elle a développé son propre vocabulaire, et n’utilise qu’un nombre très restreint de couleurs nommés émaux : le noir (nommé sable), le rouge (gueule), le bleu (azur) et beaucoup plus rarement le vert (sinople). S’y ajoutent deux métaux : l’or et l’argent.

En choisissant de n’utiliser qu’un nombre de couleurs restreint et précisément celles qui dominent dans l’héraldique, ces affiches de film se présentent elles-mêmes comme des « blasons ».

 

3. Comparez le cadrage et la composition générale de chaque affiche :  que peut-on en déduire sur l’interprétation du « roman de chevalerie » par ces réalisateurs ?

L’affiche du film de Richard Thorpe est cadrée comme un plan général ou plan d’ensemble, permettant de voir tous les personnages et une partie du décor. L’image se structure selon les deux diagonales : la diagonale dessinée par le cheval cabré (du bas à droite jusqu’en haut à gauche) qui emmène le regard du spectateur vers la tour perchée sur un éperon rocheux, et la diagonale dessinée par l’épée brandie en haut à droite. Ces deux diagonales qui invitent le regard à s’aventurer aux quatre coins de l’image suggèrent le mouvement et le dynamisme : on peut en déduire que les réalisateurs ont interprété le roman de chevalerie comme étant principalement un roman d’aventures.

L’affiche du film de Jerry Zucker semble au contraire suggérer un moment d’attente, de pause, de suspens. À gauche, un homme d’âge mur est représenté en gros plan, de face alors qu’à droite, un personnage plus jeune est représenté en plan américain, légèrement de profil. La différence d’échelle indique sans doute une hiérarchie de pouvoir et d’autorité. L’épée qui les sépare sur l’image permet de présenter le reflet d’une femme. On peut se demander si les réalisateurs n’insisteront pas plutôt sur le thème de l’amour, voire de la rivalité amoureuse, et sur l’analyse psychologique des personnages.

 

4. En vous inspirant de l’une de ces affiches, racontez le scénario de Lancelot tel que vous l’imaginez.

Cette question est laissée à la libre interprétation des élèves, à condition que leurs réponses soient argumentées.

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