Roman de Renart (Le)

Étonnants classiques

Nom auteur: 

ANONYME

Titre 2: 

Roman de Renart (Le)

Nouveauté: 
NOUVELLE EDITION
EAN: 
9782081385696
Prix: 
2,80 €
Nombre de pages: 
192 pages
Description: 

Renart a faim d'anguilles, de jambon ou d'andouilles, mais rien ne le régale davantage que de duper les autres : des paysans, le chat Tibert, le loup Isengrin et même le roi Noble le lion. Renart le hors-la-loi, Renart le rusé, Renart le diabolique se transforme au gré de son imagination en pèlerin, jongleur, teinturier, médecin ou cadavre... Mieux qu’aucun récit d’historien, les roublardises de Renart nous parlent d’un temps où les rois s’employaient à mater leurs vassaux insoumis, où les chevaliers partaient en croisade et où les animaux partageaient l’aventure humaine. Cette édition réunit un choix d’épisodes significatifs et savoureux du Roman de Renart, ordonnées de manière à offrir une histoire cohérente. À la fin du volume, le dossier invite à explorer le Moyen Âge par les textes (fable, fabliau, chanson de geste et roman courtois) et à étudier deux extraits de Roman de Renart en ancien français.

Pdf de toute l'etude: 

Lecture de l’image no 1 : des animaux pour critiquer les défauts des hommes.

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 165-166.

  • Grandville (1803-1847), illustration de la fable « Les Animaux malades de la peste » de La Fontaine, p. 1 du cahier photos.

 

  •  Ralph Steadman, illustration de La Ferme des animaux de George Orwell, p. 1 du cahier photos.

 

  •  Art Spiegelman, planche de Maus. Un survivant raconte, p. 2 du cahier photos.

1. Les animaux qui dominent les autres sont le lion chez Grandville, le cochon dans La Ferme des animaux et les chats dans Maus. Le lion est présenté au centre de la gravure, dans une attitude désinvolte, il semble s’ennuyer et écouter à peine les autres animaux. Dans Maus, les chats paraissent très agressifs, ils dominent physiquement la souris, et la menacent de leurs armes.

2. Chez Grandville, le lion paraît orgueilleux, sûr de lui, tandis que le renard est celui qui semble manier la rhétorique. L’âne ne possède aucun « attribut » humain. Il est tenu par un chien et un léopard vraisemblablement du côté du lion. Il est intéressant de noter le regard du lynx à gauche du lion, qui observe la scène comme avec étonnement. Dans l’illustration de Steadman, le cochon a l’air agressif et violent, son regard est particulièrement inquiétant. Les autres animaux ne le regardent pas et semblent impressionnés par l’animal. La planche issue de la BD Maus présente les chats comme des personnages non seulement tyranniques, mais eux aussi inquiétants : ils semblent tirer un plaisir sadique à effrayer la souris, comme le révèle leur sourire en coin dans la première case. Face à ces derniers, la souris paraît faible, apeurée. La posture de la souris, couchée au sol, souligne la mainmise des chats « SS » qui toisent la souris juive.

3. On notera que le recours à la fiction animalière permet d’échapper à la censure, la transposition rendant la critique sociale moins directe et donc moins condamnable – on pourra évoquer à ce sujet des fables de La Fontaine comme « Les Obsèques de la lionne », où la satire du pouvoir royal est rendue possible grâce au recours à l’univers animal. L’attribution de traits de caractère fixes à certains animaux permet aussi de créer une connivence avec le lecteur, elle offre aux auteurs un répertoire de personnages types, immédiatement reconnaissables par leur public – le renard fourbe, le lion souverain, l’âne obstiné… – à partir desquels ils peuvent créer mille variations. On notera aussi que le travestissement animalier sert à divertir, notamment grâce aux effets plaisants de décalage : on pourra évoquer à ce sujet la notion d’héroï-comique.

Lecture de l’image no 2 : les métiers au Moyen Âge.

Corrigé des questions de la partie « Histoire des arts », p. 166.

  •  Teinturiers dans un atelier, miniature issue du Livre des propriétés des choses de Bartholomeus Anglicus, p. 3 du cahier photos.

  •  Détail représentant un jongleur, illustration issue du Graduel de la cathédrale, Saint-Étienne de Toulouse, p. 3 du cahier photos.

  •  Le Dauphin Louis, fils de Philippe II, gisant malade sur son lit, enluminure issue des Grandes Chroniques de France, p. 4 du cahier photos.

  •  Un médecin pratiquant une saignée sur un patient, miniature issue du Livres dou Sante, p. 4 du cahier photos.

1. Les illustrations ne proposent pas de perspective profonde, les personnages sont présentés « à plat », avec peu d’ombres.

2. et 3. Les couleurs de la première enluminure sont très vives, ce qui évoque bien entendu le métier du teinturier. Par ailleurs, on observe au deuxième plan trois personnages qui regardent les teinturiers avec méfiance ; on se souvient en effet que ce métier est en partie lié au diable dans l’état d’esprit des hommes du Moyen Âge. Les teinturiers eux-mêmes paraissent fatigués par ce métier très physique.

4. Un curé exerce la médecine dans la première miniature ; on peut supposer que la fiole contient l’urine du malade, car il était fréquent à l’époque qu’on l’analyse, qu’on la goûte, ou même qu’on l’administre comme remède !

Galerie Photos
Galerie vidéo
Mise en Scéne 1
Galerie vidéo mise en scène 1
Mise en Scène 2
Galerie vidéo mise en scène 2